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CPC 664 : Plus en détails
Par CSKi - Crée le 05/11/2002 - Dernière modification le 02/01/2005

$$CPC 664

Un an après la sortie du CPC 464, Amstrad décida de faire évoluer la machine. La société mit sur le marché une copie de cet ordinateur dont le lecteur de cassette avait été remplacé par une lecteur de disquettes. Le CPC 664 eut une vie très courte : Six mois après son lancement, il fut remplacé par le célèbrissime 6128. Amstrad fut vivement critiqué lors du passage du CPC664 au 6128, car les deux machines sont identiques (même au niveau du prix), mis à part que la deuxième possède 64 Ko de plus. On comprend sans mal pourquoi les acquéreurs du 664 se sentirent lésés.

Le 664 est une machine intermédiaire, incompatible avec certains jeux du 6128 (ceux qui demandent 128 Ko de RAM pour fonctionner). Actuellement elle n'a d'intérêt que pour les collectionneurs pour son look très proche du MSX. Les programmeurs et les joueurs auront tout intérêt à acquérir un CPC 6128.

Au contraire du 664, le CPC 464 n'a pas disparu au moment de l'apparition du 6128. Il est toujours resté disponible en tant que version "light" de 6128.

En 1990 Amstrad voyait ses ventes de CPC chuter face aux Amiga et Atari ST. La société a donc décidé de faire évoluer les CPC 464 et 6128 en 464+ et 6128+, proposant une palette de couleurs étendue à 4096 teintes, des sprites hards et d'autres fonctionnalités de moindre importance. Une version light de CPC 464 a été également proposée sous la forme d'une console de jeux de salon, la GX-4000.

Bien évidemment, ces nouvelles machines n'étaient toujours pas de taille à rivaliser avec les Atari et les Amiga. Après quelques années Amstrad décida de laisser tomber la production de CPCs. La société continua de proposer d'autres machines intéressantes comme des PDAs, mais à la fin des années 1990 Amstrad décida de retourner à la fabrication de chaines hifi et de récepteurs numériques. La marque "Amstrad France" et le logo en forme de crocodile furent revendus à un monteur de PCs qui n'arriva pas à développer son activité.

L'Amstrad CPC, surtout le 6128, a obtenu un tel succès auprès du grand public qu'il est devenu une légende. Il ne sera pas oublié de sitôt par la plupart de ses anciens utilisateurs.

Pour :
* Une machine fonctionnelle, complète et prête à l'emploi pour un prix très bas, disposant d'un lecteur de disquette permettant l'accès rapide aux données.
* Un Basic agréable et performant.

Contre :
* Disponibilité très courte sur le marché.
* Incompatibilité de fait avec les jeux conçus pour 6128.
* Lecteur de disquettes 3" : A l'époque Amstrad aurait pu prévoir d'utiliser des lecteurs, 3.5", déjà largement répandus à cette époque. De plus, la disquette 3 pouces était horriblement chère, et difficile à trouver. Au plus fort de la pénurie, une disquette neuve coûtait environ 50 francs !

||Spécifications techniques|
|Microprocesseur|Z80A à 4 MHz. Voir l'article [LNK18].|
|Mémoire vive (RAM)|64 Ko, extensible à 512.|
|Mémoire morte (ROM)|48 Ko, cachable. Elle ne remplit pas inutilement l'espace d'adresses du Z80, le processeur a donc réellement accès à 64 Ko de RAM et commute les ROMs en fonctions des besoins du système. On distingue trois ROMs de 16 Ko chacune :[PAR]La ROM basse s'implante entre les adresses &0000 et &3FFF du CPC, elle contient le système d'exploitation (la documentation du CPC l'appelle la "ROM microprogrammes").[PAR]La ROM haute contient le Basic et s'implante entre &C000 et &FFFF.[PAR]La ROM AMSDOS (ROM 7) contient 8Ko de programmes permettant la gestion du lecteur de disquettes. Les huit Ko restants contiennent le BIOS du CP/M ainsi qu'un peu de code nécessaire au Logo (à confirmer).|
|Capacités graphiques|Motorola CRTC 6845 (ou clones), plus une puce spécifique à Amstrad, le Gate Array.[PAR]Le CPC ne possède pas de mode texte en tant que tel. Les informations de modes texte qu'on retrouve sur certains sites mal informés indiquent en fait le nombre de caractères (de huit pixels sur huit) que peut afficher le système dans les différents modes graphiques.[PAR]Le CPC standard possède une palette de 27 couleurs, constituées par les trois teintes primaires (rouge, vert, bleu) auquelles on applique les coefficients 0,0.5 et 1. A l'origine le CPC était annoncé avec une palette de 32 couleurs. Malheureusement les 5 couleurs supplémentaires sont identiques à certaines teintes présentes parmi les 27 sus-nommées. Elles sont accessibles directement en Basic, mais n'ont aucun intérêt pratique.[PAR]Le CPC dispose de 4 modes graphiques, dont un non documenté :[PAR]Mode 0 : 160x200 en seize couleurs (choisies parmi celles disponibles dans la palette de 32).[PAR]Mode 1 : 320x200 en quatre couleurs.[PAR]Mode 2 : 640x200 en deux couleurs.[PAR]Mode 3 : 160x200 en quatre couleurs. Taper "Mode 3" sous Basic vous renverra une erreur "Improper argument", le système n'est pas capable de gérer ce mode. On ne peut accéder à celui-ci qu'en passant par la programmation assembleur.[PAR]A noter, à partir du Basic il est possible de définir des encres clignotantes (une encre alterne entre deux teintes). Cette fonctionnalité est gérée par le système et ne concerne pas le hardware.|
|Capacités sonores|General Instruments AY-3-8912, 3 voies stéréo (une voie à gauche, une au centre et la dernière à droite). On a aussi 32 valeurs de bruit blanc (des "pschhhh..")  possibles, qu'on peut moduler sur les troix canaux. Il est impossible de jouer  deux bruits différents en même temps. L'AY est capable de moduler le volume d'une voie sur 16 niveaux (exponentiels). Il est également capable de modifier le volume de façon hardware, (c'est ce qu'on appelle les enveloppes hard), suivant 16 patterns prédéfinies. Ces enveloppes hard sont utilisées sur pour produire les sons "SID", très populaires sur Atari.[PAR]L'AY-3-8912 possède aussi des ports d'entrées/sorties, qui sont utilisées sur CPC pour l'interrogation du clavier et du joystick.|
|Clavier|AZERTY ou QWERTY suivant les régions, le clavier possède un pavé numérique.|
|Connecteurs|Port parallèle 7 bits. On peut néanmoins accéder au 8ème bit à l'aide d'une bidouille largement diffusée dans les magazines à l'époque).[BRK]Port d'extension.[BRK]Connecteur RGB propriétaire.[BRK]Port joystick compatible Atari.[BRK]Port cassette.[BRK]Prise casque stéréo.|
|Périphériques|Lecteur de disquette intégré.[BRK]Ecran monochrome vert GT65, écran couleur CTM644.[BRK]Imprimante DMP1.[BRK]Adaptateur peritel MP1.|
|Logiciels|Locomotive Basic 1.1 intégré.[BRK]Nombreux jeux et utilitaires dédiées au CPC, plus la logithèque du CP/M.|
|Date de mise sur le marché|1984|
|Prix de lancement|5990 F avec moniteur couleur.[BRK]4490 F avec moniteur monochrome.|

$Remerciements

Article rédigé par Philippe Dubois et CSKi.

 
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