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Biographie : George Boole (1815-1864) |
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Né à Lincoln, Angleterre, le 2 novembre 1815, George Boole était le fils d'un pauvre
cordonnier. Enfant, il reçut une éducation très sommaire à l'école primaire de la National
Society, mais était bien déterminé à parfaire son éducation. Il tenta tout d'abord une école de
Lincoln, puis une école commerciale. Son premier apprentissage des mathématiques fut
cependant délivré par son père. L’intérêt de George se porta vers les langues et il reçut des
leçons de latin d'un bibliothécaire local.
A l'âge de 12 ans, George Boole était devenu si fort en latin qu'il put traduire une ode du
poète Horace. Son père en fut si fier qu'il en publia la traduction.
Quand il eut 16 ans, Boole devint professeur-adjoint à l'école élémentaire et, toujours
intéressé par l'étude des langues, voulut entrer dans les ordres. Mais il changea d'avis en 1835
et fonda sa propre école. Quand il ouvrit cette école, Boole se mit également à étudier les
mathématiques, notamment les travaux de Lagrange et Laplace. Son désir de
poursuivre des
études en mathématiques fut certainement motivé par la frustration que lui occasionnait
l'usage de mathématiques de bas niveau pour l'éducation de ses élèves. Cette frustration
amena Boole à bousculer définitivement le monde des nombres.
En 1840, cinq ans après qu'il eut commencé à étudier les mathématiques, Boole commença
ses propres recherches. En 1844, la Royal Society lui conféra une médaille d’or pour un
article sur le calcul des opérations. Cet honneur lui valut la reconnaissance de tous les
mathématiciens anglais. Sa réputation fut grandement amplifiée en 1849 quand il publia The
Mathematical Analysis of Logic (L'Analyse Mathématique de la Logique), le premier ouvrage
introduisant les idées de Boole concernant la logique symbolique. L'ouvrage démontrait que
la logique, déjà présentée par Aristote, pouvait être transcrite en équations
algébriques.
D'après Boole, "Nous n'avons plus à associer la Logique et la Métaphysique, mais la Logique
et les Mathématiques".
1849 marqua un tournant décisif dans la vie de Boole, quand il fut admis comme professeur
de mathématiques au Queen's College de Cork, en Irlande. Il devint professeur agrégé de
mathématiques et enseigna jusqu'à la fin de sa vie. L'école fut connue plus tard sous le nom de
University College Cork.
En 1854, Boole publia An Investigation of the Laws of Thought, on Which Are Founded the
Mathematical Theories of Logic and Probabilities ( Une Investigation sur les Lois de la
Pensée, sur lesquelles sont basées les Théories Mathématiques de la Logique et des
Probabilités). Cet ouvrage contenait la suite de ses travaux précédents et le concept de ce qui
fut connu par la suite comme l’algèbre de Boole. Il fut, notamment, honoré par les
Universités de Dublin et d’Oxford et fut nommé Membre de la Royal Society en 1857.
George Boole travailla également sur les équations différentielles en publiant le Treatise on
Differential Equations (1859) et sur le calcul des différences finies avec la parution du
Treatise on the Calculus of Finite Differences en 1860. Il publia près de 50 articles et fut un
des premiers à s’intéresser aux propriétés des nombres, comme la propriété de distribution,
mère de l’algèbre.
Boole se maria avec Mary Everest en 1855; de cette union naquirent 5 filles. Un jour de 1864,
il marcha sous la pluie de sa résidence au Collège, soit près de 3 kilomètres, et ne se changea
pas pour travailler. Il mourut d'une pneumonie le 8 décembre 1864. On peut ajouter, au sujet
de la mort de Boole, que sa femme, Mary Everest, croyait que le remède pouvant sauver son
mari serait de même nature que le mal qui le rongeait. Aussi mit-elle Boole au lit et
l’aspergea de seaux d'eau, puisque sa maladie venait du fait qu'il avait été trempé.
Aujourd'hui, les textes de Boole sur la logique symbolique sont utilisés non seulement dans
l'apprentissage des mathématiques, mais également dans la théorie de l'information, la théorie
des graphes, l'informatique et la recherche en intelligence artificielle.
Traductions et résumé : Philippe Dubois.
Correction : Henri-René Graber.
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