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| EDITEUR | | Konami | | ANNEE DE SORTIE | | 1990 | | TYPE | | Casse-brique | | MACHINE | | MSX 2 Keskecé ? | | JOUEURS |   |
|  | | GRAPHISMES ET ANIMATION |  | | MUSIQUE ET BRUITAGES |  | | INTERET ET JOUABILITE |  | | NOTE GLOBALE |  | | SUPPORT |  |
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| Fin 1989, un jeu novateur et furieusement accrocheur débarque dans les salles d’arcade au pays du soleil levant. Ayant pour but de détrôner Tetris, son maître spirituel, Quarth va connaître un véritable succès auprès des Japonais. En 1990, Konami l’adapte sur le bon vieux standard MSX vivant alors ses dernières heures. |
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Après 10 ans de bons et loyaux services, l’éditeur nippon signe son dernier jeu au format cartouche pour MSX2/MSX2+. A cette époque, la France a depuis longtemps oublié ces formidables machines japonaises. Pourtant, quelques résistants tentent par tous les moyens de se procurer en import ces merveilleux programmes. Aussi, penchons nous de plus près sur le dernier rejeton de Konami !
Cette dernière production propose un scénario des plus simples. Au début du 20e siècle, la galaxie toute entière devient la proie d’un mortel trou noir. Celui-ci détruit tout sur son passage en transformant la matière en blocs de formes différentes ayant également un pouvoir destructeur. Malheureusement, la Terre ne sera pas épargnée, ce phénomène se rapprochant rapidement de celle-ci. Après des heures de discussion, les scientifiques du monde entier se mettent d’accord pour développer une défense capable de se débarrasser du néant. Un vaisseau nommé “Quarth” est alors mis en orbite pour combattre des vilains pas très beaux vous agressant sous la forme de briques aux diverses couleurs.

Sous des airs de Jules Verne, Quarth apporte un brin de fraîcheur face à Tetris ou encore Columns, ses concurrents de toujours. Même si graphiquement l’éditeur nippon a déjà fait mieux, l’esthétique est des plus agréables avec des couleurs soignées, des sprites réussis et un scrolling vertical extrêmement fluide. Contrairement à l’arcade, le fond du jeu reste d’un noir sidéral avec quelques jolis éléments de temps à autre. Dans ce jeu avant-gardiste, c’est la jouabilité qui prime avec un contrôle efficace. Le vaisseau se déplace en largeur pendant que des formes à remplir se présentent en haut de l’écran. Celles-ci descendent plus ou moins lentement car le joueur a le pouvoir d’accélérer à tout moment le scrolling vertical. Votre mission est alors de “combler” ces formes afin qu’elles deviennent rectangles ou carrés et ainsi les faire disparaître.
Votre périple comporte 9 niveaux, chacun comportant 9 zones différentes, où la difficulté est crescendo puisque les blocs seront de plus en plus nombreux et le défilement de plus en plus rapide. Afin d’exploser votre score, il vous sera possible de créer des formes rectangulaires ou carrés contenant d’autres blocs plus petits. Votre vaisseau possède un canon autorisant jusqu’à quatre tirs simultanément. L’aspect shoot’em up de Quarth donne un petit côté nerveux bien agréable. Pourtant, aucun “power up” ayant fait le succès de Konami n’est présent ici. De temps en temps, vous serez confronté à des blocs de couleurs différentes (par exemple argent ou or) rapportant des points supplémentaires, doublant le gel temporaire ou encore détruisant toutes les formes à l’écran. Le jeu est facile d’accès qu’on souhaite y jouer quelques minutes ou une bonne heure.

L’adaptation de Quarth sur MSX prend son ampleur par l’intégration de la célèbre puce “SCC” (Sound Chip Custom). En effet, les quatre mélodies polyphoniques sont de toute beauté accompagnant une action au rythme soutenu voire frénétique lors des deux derniers niveaux. Une fois terminé, il n’est pas rare de relancer le jeu, non pas pour y jouer, mais simplement pour écouter ses superbes musiques orchestrées avec talent. C’est un véritable point positif par rapport à la borne d’arcade originale. De plus, le jeu est entièrement paramétrable puisque l’on peut choisir son vaisseau parmi 4 proposés, son stage de départ, la difficulté et même sa mélodie préférée. Une fois arrivée au bout de l’aventure, on est remercié par une véritable fin ce qui est rare pour un jeu de réflexion. Même terminé, on est tellement accroché que l’on en redemande.

Avez-vous un frère d’arme ? En effet, Quarth propose un mode coopératif rendant le jeu encore plus démoniaque. Ainsi, vous avancerez plus facilement dans le jeu avec l’un des joueurs à gauche de l’écran et l’autre à droite. De plus, un mode duel est présent où le chacun pour soi prime. L’écran est alors séparé en deux et les mêmes blocs apparaissent pour les deux joueurs. Lorsque vous effacez plus de trois blocs d’un coup, vous réduisez d’autant la visibilité de votre adversaire. Pour gagner, il faudra donc réaliser le plus gros combo possible afin de faire grogner votre ami.

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| Magnifique hommage au standard MSX, Quarth est un jeu peu connu du grand public méritant toute votre attention. Bénéficiant d’une réalisation impeccable, n’hésitez pas à découvrir ce “puzzle/shoot” à l’esprit novateur qui vous fera prendre du plaisir seul ou accompagné. Cette dernière production véritablement addictive est relativement difficile à trouver en Europe. Il faudra débourser pas moins de 90 € pour s’offrir un exemplaire complet et en bon état. Quelques mois après sa venue sur MSX, Quarth a été correctement adapté sur X68000, la bande son étant un cran en dessous, et sur Nintendo NES et Game Boy où la réalisation laisse à désirer. |
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