|  | | GRAPHISMES ET ANIMATION |  | | MUSIQUE ET BRUITAGES |  | | INTERET ET JOUABILITE |  | | NOTE GLOBALE |  | | SUPPORT |  |
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En 1988, les japonais ont la joie de découvrir la suite de F-1 Spirit nommée 3D Special pour l'occasion. Konami est dans une période de grace et produit de très bons jeux MSX. Pourtant, ce nouvel épisode du célèbre jeu de formule 1 va nous décevoir malgré les bonnes qualités et idées qu'il apporte... | GALERIE >Cliquez sur les images pour les agrandir ! | |
En guise d'introduction, on a le droit à une superbe photo digitalisée d'un monoplace au format Screen 10 en alternance avec une animation où l'on voit un pilote défiler à toute allure ; on se sent vraiment sur MSX2+. Le jeu propose différent mode dont le « Free Run » ou jeu libre pour tester, dans toutes les configurations et les courses qu'il vous plaira, vos voitures fabriquées maisons. On trouve un mode « Grand Prix » où vous parcourez pendant une saison et à travers le monde, les 16 pistes officielles de l'époque. De plus, on a le droit à une superbe innovation nommée « Battle Mode » ou mode 2 joueurs qui vous permet d'affronter un ami non pas sur le même écran, mais sur deux micro-ordinateurs différents. Pour profiter de ce dernier, il vous faudra l'aide d'un câble afin de jouir, pour chacun des deux joueurs, de son poste de pilotage. La facture se révèle tout de même assez corsée puisqu'il faut compter deux micro-ordinateurs MSX2+ minimum, deux moniteurs et deux copies du jeu. A noter que le câble spécifique pour le jeu à deux a été vendu séparément par Konami sous la référence JE700 Multiplayer link cable. Il existe une fiche sur le site de BiFi qui explique comment s'en fabriquer un assez simplement.

Le mode Grand Prix vous propose de courir à travers 16 pistes officielles. Une fois sélectionné, entrez votre nom et c'est parti pour enchaîner les tours de pistes avec pour première destination le Brésil. A chaque début de grand prix, vous êtes informés sur la longueur de la piste, le nombre de tours à effectuer ainsi que la météo. Comme dans F-1 Spirit premier du nom, vous pouvez vous construire une voiture en fonction de votre type de conduite. Choissez dans un premier temps l’habitacle de vos rêves (ainsi que sa couleur) en fonction du poids, du réservoir d’essence, etc. On reconnaît facilement les monoplaces des écuries de l'époque. Ensuite, il va falloir mettre les mains dans le cambouis pour installer un moteur, V8 ou V10 ainsi qu’en fonction du temps le jour de la course, un type de pneus spécifique. Il faut également régler les suspensions, les freins, la boîte de vitesse (automatique pour les novices et manuelle pour les professionnels) et les ailerons avant et arrière afin de surfer sur la brise d'air diffusée sur le circuit. Pour finir, soit vous réalisez des essais pour être en pôle position ou vous commencez directement le grand prix en partant dernier sur la grille de départ.

Les bolides et les circuits sont à la hauteur du MSX2+ avec des graphismes riches en couleurs. Les décors sont splendides et variés puisque pour chaque piste, vous en retrouvez un différent. Le jeu propose une vue pseudo 3D isométrique qui inspirera notamment un futur hit de la Super Nintendo : Pole Position. L'animation, bien que fluide, souffre de quelques bogues notamment lors de l'affichage des voitures qui arrivent devant vous. Les collisions avec le décor n'existent pas, mais abîme votre voiture. Par contre, si vous rentrez en contact avec un concurrent, votre monospace part en tête-à-queue. Là où le jeu prêche, c'est au niveau de la jouabilité. En effet, la direction du véhicule est raide rendant certaines courbes très difficile à passer même en ayant une configuration optimale de la voiture. Il est quasiment impossible de jouer avec le clavier du micro-ordinateur ; un joypad est obligatoirement nécessaire.

Ce jeu qui n'utilise pas la puce SCC de Konami supporte pleinement la norme MSX-MUSIC apparue avec le MSX2+. Les mélodies sont agréables et sur le même ton que F-1 Spirit mais pourtant, elles n'atteignent pas le niveau du bon vieux premier épisode. A noter qu'il existe deux versions du jeu qui portent des références différentes : la première éditée par Konami portant la référence RA005 et la seconde par Panasoft portant la référence SW-M007. Autre point qu'il faut souligner et qui gâche la vie du joueur, c'est l'utilisation de disquettes et les temps de téléchargement bien trop long au point de devenir pénible.

Pour conclure, la tonalité globale est bonne, mais on est loin d'un jeu d'exception. La jouabilité gâche le plaisir qu'on aurait pu prendre sur ce très beau titre. N'ayant pas eu un succès fou, ce programme est difficilement trouvable, en tout cas, en bon état et complet. De plus n'étant disponible que sur le sol nippon, il faut bien souvent y mettre le prix pour l'obtenir et le faire rapatrier. Il est à réserver au fan de Formule 1 et aux collectionneurs.
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