Antarctic Adventure 2 ou le retour de Pentarou, tel pourrait être le titre du second volet des aventures de notre pingouin préféré, mascotte de notre MSX chéri. Pourtant le jeu s'appelle Penguin Adventure sûrement parce que la course sans fin, effrénée autour de la banquise du Pôle Sud, n'a plus lieu d'être. En effet, ce bijou, produit en 1987 par Konami, va intégrer une partie aventure bien plus importante.
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Mais alors quelle est la quête de Pentarou ? Il se doit de trouver une pomme d’or qui lui permettra, s'il la rapporte à temps, de guérir la jeune princesse des pingouins : Penko Hime. Comme dit plus haut, la comparaison à Antarctic Adventure, n'est plus possible car de grosses améliorations ont été apportées en deux, de plus Konami maîtrise la programmation sur MSX et possède d'étrangers cartouches nommées Mega ROM capables de contenir 1 MegaByte de données soit 128 Ko. En plus du scénario novateur, le jeune palmipède va rencontrer des paysages variés et colorés, il va toujours glisser sur la banquise, mais aussi courir dans des grottes, dans la forêt et même dans le désert. Le jeu devient exceptionnellement inovant en proposant des niveaux où le pingouin nage dans des rivières où les troncs d'arbre flottant sont légion, fait de la plongée en mer pour relier deux étapes et peut même voler jusqu'à faire une escapade dans l'espace ! Les graphismes, des 24 niveaux composant le jeu, sont vraiment très colorés et beaux. De plus, l’impression de vitesse ainsi que la vue simili 3D très bien réalisée, nous plongent encore plus dans l'atmosphère du jeu. La jouabilité est exemplaire, Pentarou est très maniable et le devient encore plus quand vous possédez certains équipements.
On retrouve une carte visibile au début du jeu et à chaque fin d'étape qui nous montre la progression de notre jeune palmipède. Durant la partie, il aura l’occasion de rencontrer, à ses risques et périls, de nombreux obstacles avec les classiques crevasses. Si certains obstacles ne feront que vous retarder, les troncs, les rochers et autres blocs vous seront fatals. Dans Antarctic Adventure, seul le temps limités était votre ennemi alors qu'ici, dans chacun des 24 niveaux, c’est plus souvent la pléiade de montres gentils qui mettront fin à votre course. Ces ennemis sont pour la plupart issus de la faune locale ; on trouve des oursins, des mouettes et même des espèces complètement inventées comme le Physauruse. Ce dernier, ressemblant à un gros dinosaure, est le boss qui apparait une fois 3 étapes bouclées. Afin d'écarter ce gros lézard de votre route, il vous faut enfoncer les quatre pieux plantés devant lui en sautant dessus à trois reprises et en évitant ses de boules de feu. Ensuite, le monstre disparaîtra dans la crevasse qui se sera formée dans une scène hilarante puis, ce sera l'heure de fêter dignement votre victoire.
Vous êtes entrain de vous dire que ce jeu est fichtrement plus difficile que son grand fère ? Pas d'inquiètude, plusieurs bonus vous aideront, mais pour en profiter, vous devez amasser le maximum de poissons qui sautent de trous jonchant le sol. Ils seront votre monnaie d’échange afin d'acheter des objets bonus comme un pistolet pour tirer sur les ennemis, des vies, des baskets permettant d'avancer plus vite, une casquette à hélice permettant de faire de longs sauts plannants, etc... des équipements essentiels pour espèrer voir la fin du jeu. Mais où sont les boutiques proposant ces objets ? Il faut savoir que certaines crevasses, souvent plus étroites qu'autres, gagnent à ce que Pentarou y tombe, puisqu'elles renferment des raccourcis permettant de gagner du temps (à noter que par endroit vous accédez à un stage dans l'espace où vous augmentez votre pécule) et les fameuses boutiques en question. Le vendu, cap'tain iglot, est super sympathique malgré sa tête qui peut faire peur à première vue. La boutique propose également de s'essayer au jackpot en pariant son stock de poissons. On gagne assez facilement ce qui peut suffir à combler les quelques poissons manquant nécessaires à l'achat de l'objet convoité.
Par moment, sur votre parcours apparaîtra un coeur à travers l'écran de gauche à droite que vous devez attraper afin d'obtenir un pouvoir spécifique en fonction de sa couleur qui change à chacun de vos sauts. Un coeur rose vous octroie un bonus de 1000 points, un coeur vert vous fait bénéficier de temps supplémentaire, un coeur jaune vous rend invincible et le coeur bleu vous permet de voler sur un petit nuage durant quelques instants. Globalement, le jeu est assez simple au début pour devenir de plus en plus compliqué à tel point qu'il est diffcile de le finir. A noter que le fait d'arriver au bout du jeu ne suffit pour le finir car il vous faut une certaine combinaison d'objets dans votre sac, sans quoi la victoire se solde par un échec. Même si on regrette l'absence de la puce SCC au sein de la cartouche de Penguin Adventure, on ne peut que saluer le travail réaliser par Konami qui nous offre une bande sonore hors du commun. Les musiques fabuleuses et variées sont inoubliables et associées à des effets sonores de bonne qualité.
CONCLUSION
On peut retenir que tout dans ce bijou est en décalage ; imaginez un jeu comme Out Run où la voiture est remplacée par un pingouin, des marchands (et même un Père Noël) qui se cachent au fond de crevasses et vous vendent des objets indispensables à la progression de l'aventure, des Physauruses bien rigolos tous les 3 niveaux, des bandits manchots et même des majorettes… du délire qui fait de cette production une véritable réussite qui n'a jamais trouvée d’équivalent presque 20 ans après. Il faut savoir également que Penguin Adventure a marqué les débuts de Hidéo Kojima en tant que directeur assistant. On lui connaît quelques réalisations par la suite, dont SD Snatcher.