Full Métal Planète (1988)

Bertrand Brocard

Né le 30 janvier 1953, Bertrand Brocard fonde en 1982, à Chalon-sur-Saône, ARG Informatique, l’une des premières sociétés d’édition de jeux vidéo en France qui devient Cobrasoft lors de son association avec Gilles Bertin. Bertrand Brocard crée plusieurs jeux pour micro-ordinateurs dont la série des Meurtres (1985-1988), des jeux d’enquêtes accompagnés d’indices réels, la simulation HMS Cobra (1986) ou les adaptations du film Les Ripoux (1987) et de la bande dessinée La Marque jaune (1988).

Tandis que le label Cobrasoft, récompensé de nombreux Tilts d’Or, est racheté par Infogrames en 1986, Bertrand Brocard fonde le studio Hitech Productions qui développe des logiciels pour les principaux éditeurs de l’époque, dont Full Metal Planète (1989) d’après le jeu de stratégie éponyme. En 1991, Bertrand Brocard met sur pied IWP, filiale d’Infogrames dédiée aux titres CD-i puis CD-ROM ; il est notamment l’auteur d’International Tennis Open (1992). De 1994 à 1996, Studio B, son département multimédia produit plusieurs dizaines de logiciels ludo-éducatifs avant de créer InfoKids, l’espace-jeunesse d’Infonie.

Bertrand Brocard travaille en parallèle à l’édification d’une Cité du jeu vidéo à Lyon et à une grande exposition de préfiguration. En 1998, avec son équipe il quitte Infogrames et crée avec Patrick Oster le service en ligne Kazibao, société introduite en bourse dès juillet 2000. Il en assure la direction éditoriale jusqu’en août 2001. Bertrand Brocard vend alors ses parts pour créer Daoditu, une agence de communication interactive et événementielle.

En 2007, il imagine l’un des premiers sites locaux d’information puis s’investit dans la conception d’expositions. En 2014, il commence à partager sur une page Facebook les nombreux documents qu’il a rassemblés dans le « Fonds Cobrasoft ».

L’intérêt du public et des universitaires pour ces riches archives l’amène à réactiver le projet de Cité du jeu vidéo en développant la partie liée à la sauvegarde du patrimoine vidéoludique et fonder en 2016 le Conservatoire National du Jeu Vidéo dont il est président. Le CNJV a pour mission la préservation des documents de création et de production des jeux vidéo, de l’idée originale à la boite.